Elle avait un genou un peu plus relevé que l'autre, laissant deviner un sombre dans l'espace d'avec l'autre jambe où j'imagine une tendre chaleur dans laquelle aimerait se perdre librement son regard. L'autre genou avait cette position qui rend incertain ce qu'on voudrait oser deviner de la langueur de la femme, quelque chose d'une sorte de tendreté, un mi-chemin entre chaud et froid que le bas de la jupe recouvrait de la molesse de son tissu. Cet étrange écart dans le profond ténébreux féminin, cette invite sans carte toujours frisant la provocation comme un espace de chair sous une dentelle se voudrait habillée alors qu'elle est nue. Je souffre de cette ambiguïté car elle n'est qu'une image. Une image sans chair, sans chaleur, dont la seule mouillure est la mienne. Mais je me plais à supposer la culotte, au tissu doublé courammment en cet endroit apposé sur les grandes lèvres et le soyeux des poils génitaux, qui présente l'auréole significative du désir, de la fain du sexe masculin, de la force de son corps et celle de la chaleur de ses bras. Finalement, rien n'est plus excitant que cette ambivalente science de la complicité flottant entre l'aprobation et ce qu'on ne voudrait pas de savoir ! Ou plutôt n'en rien savoir car alors la douce saveur de cette ambivalence serait teintée de désaprobation. La femme qui se suggère comme objet sexuel, prête à recevoir dans l'immédiat le membre de la mâlité, prête à l'accompagner dans ses mouvements, réceptive à ses émotions, ouverte et profitante de ses expressions humidifiantes et odoriférantes, curieuse de ses pulsations, à chercher à le perdre dans ses profondeurs chaudes et glissantes en les bousculant afin de les accompagner, s'en rendre maitresse en s'y abandonnant, large et pourtant en étroit contact qui repousse un peu plus loin le bout de la perte de soi dans l'autre. Mes yeux sont rivés sur cette invitation sans faire-part de cet entre-jambe qui se montre à peine : pas de bas, pas de résille, juste la limite d'un ourlet de robe qui, en elle-même, par son étroitesse, ne permettrait pas davantage qu'une caresse sur la naissance des cuisses sans déjà que s'oppère un chamboulement du tissu habillant, le rendant dépendant d'un changement de la position des fesses qu'un mouvement alternatif de l'une sur l'autre rendrait possible pour ouvrir des horizons plus érectives et concupiscentes, ou sinon moins duelles. Un baiser sur les lèvres que l'on demande de la femme-image : l'accueil sans compromission, l'acquiessement sans question, la tangibilité de la certitude d'une assomption qui n'a aucun droit autre que de ne pas montrer ne serait-ce que le remuement du petit doigt, car ce serait ici dénoncer le soupçon déjà trop flagrant d'une réflexion assise sur la prémice d'une remise en question de soi et de sa position, de cet objet que l'on se doit d'être à l'immission de la mâlité gonflée d'un désir sans discussion possible : le désir de se perdre, de perdre sa séminalité dans la grandeur de l'inconscience de ne point donner et de l'oublier quand bien même on ne puit que le faire, car c'est là même l'objet de cette perte. Perdre cette tension qui pousse vers l'autre auquel on devient alors dépendant de la recherche éperdue de sa complicité, de sa coparticipation à cet acte insensé qui consite à perdre de soi à travers l'autre. C'est pour cela qu'on lui demande cette passivité excitante, afin d'en violer ou de se satisfaire de cette sensation du viol puisqu'ainsi on pousse au loin la responsabilité de la parité. Mais cette chair molle et chaude, cette chair soutenue pas ses os, ses yeux et son sourire imprécis, cette chaleur qui semble vous tendre les bras, vous saisir la nuque de ses mains douces et de ces doigts fins, graciles, détient dans son corps la souplesse de l'adaptivité, comme son vagin s'enroule autour de votre membre aussi fin soit-il, vous saisit dans cette érectilité, qui s'insinue en vous pour vous mieux suivre dans vos sinuosités amoureuses, semble vous accompagner dans votre demande de passsif, dans cet actif de passivité qu'on lui exige. Et alors, encore une fois, disparaît ce viol qui soulignait des traits durs de l'obligatoire ce que vous concidériez comme le trophée même de votre conquète. Et là vient le désir de faire mal, de doloriser la détentrice du sexe femelle pour signer votre conquète sur la chair de sa chair chaude. Car, enfin, il y a tant de femmes qui se refusent à ressentir la pénétration du désir saisir leur système neurovégétatif ; tant qui paraissent stupides lorsque cela leur arrive et qui, lorsqu'elles s'appercoivent que quelque chose se passe, outrepasse cette vivification, ce courant d'air frais qui traverse la cheminée abandonnée du désir volontaire comme un marcheur inattentif marche sur une fleur rare au parfum inimitable et rare ; tant de naïves qui n'ont jamais cesser de douter, ou de prendre pour une certitude, qu'elles ne seront jamais dans la capacité d'inciter chez le sexe mâle le désir du contentement après celui du consentement en se servant de leur corps (je n'ose pas dire de leur personne !) à des fins de jouissance un peu brutale tant l'évocation de ce possible usage d'une liesse à disposition de leur sensations violentes provoque de pincement au plaisir coincé dans le désir ; tant de désir d'ignorance volontaire d'un lointain plaisir a elles soulevé en elles, d'émotion vive qui ne s'est trouvé dans son achèvement de la satisfaction, qui s'y sont remises et s'en sont démises et se sont rerouvées à nouveau dans ce cheminement escompté que le sommet qui y mène est décidément trop haut ; tant qui, dans le joyeux jardin de leur vie, parfumé de fleurs, de fruits et de légumes savoureux, ont vu leurs plate-bandes détruites par un manque d'écoute ou bien alors parce que leur demande d'écoute n'a pas trouvé de résonnace dans une oreille suffisamment patiente en dépit de son effrénée détermination à se perdre ; tant, enfin, d'innocentes ! qui ont repoussé dans les voiles angevines l'expression même des courants végétatifs évocateurs qui traversent leur corps comme le golf-stream l'océan atlantique ! repoussant hors de l'orde des possibles l'existence même de l'organisme sexué ! Combien ont perdu la conscience de l'idée qui faisait trembler leur mains lorsque le désir, dont la localisation ne laisse aucune échappatoire, se confrontait à l'illégitime loi de la retenue ? la retenue d'aller vers le mâle pour y achever son embrasement, car le mâle dans notre société est innaccessible légalement : que je parle du père -- qui est un non sens dans son approche, puisque les sexualités sont discordantes -- les deux formes de la sexualité infantine et adulte -- et ne ne doivent jamais être mélangées -- ou du petit garçon, tandis que, soit-disant, la pureté de la femme soit reliée à sa possible fertilisation ! Ou bien à cette satanée relation de la mère à la fille où la fille est la première à émousser l'ardeur de la seconde puisque depuis longtemps l'ardence de sa sexualité s'est s'émoussée, et où la seconde y trouve un modèle de savoir-faire afin d'éviter l'encombrant de s'en préoccuper ; où la première interdit -- bien sûr sous la forme de la recommandation avenante -- l'expression de l'imminence du plaisir de vivre car chez elle, déjà le temps du moment, perdu dans les brumes d'un instant, a égaré un éveil du trémoussement de ses grandes lèvres qui parait extraordinaire d'inopportunité. Bien sûr la sous-jascence de la protection envers les désagréments du danger est la base légitime de ce comportement, mais on ne protège rien moins que ce contre quoi on a soi-même des craintes et on sait que chez l'humain l'imagination est bien plus forte que la réalisation possible, c'est à dire que l'on ne conçoit pas chez soi l'existence heureuse du déroulement d'une bonheur sexuellement doté. On détourne alors la propension au contact -- de soi ou de l'autre -- dans une présentation de soi -- et de l'autre -- posant comme supposition qu'on puisse être attractive -- c'est à dire que l'on veut attirer à soi l'humain mâle pourvoyeur et récepteur de caresses -- sans l'être vraiment, sans qu'on veuille vraiment le paraître. Le ressenti de la pénétration éventuelle est une perception déplorable non seulement parce qu'on la craint mais aussi parce qu'on craint, ou de n'en rien ressentir, ou d'en déplaisemment ressentir qu'on en ressent rien d'agréable. Sentir le chaud gland, le gland brûlant de communication, ou d'intrépidité, ou de violence, glisser, s'immiscer dans les profondeurs de son âme dans le frottement de ses englobantes paroies, qui poussent à s'y fondre ou à s'y refuser encore, à s'y perdre ou à crier son reniement ou sa dénégation alors qu'on est impuissante à se débattre, impuissante de refus, que la colère et l'humiliation de n'exister plus sinon que d'une plus grande souffrance encore, assuremment ne permet pas de mettre en balance cette âme dans l'écoute de soi, de l'autre et de leur mouvement. J'en vois, à peine la pointe de leurs seins se prononce-t-elle par la saillance que provoque un irrésistibible gonflement, traîter l'humain mâle avec le mépris de l'impossible service qui n'a pu qu'être appris car jamais avoit été vécu, ou péniblement dans quelques attouchements irrévérencieux. L'humain mâle, le détenteur de ce sexe mâle, la violence de son volume musculaire, de son poids, de sa force, de son aveugle détermination obstinée, ce qui vous empoigne pour vous percer de ce dard dur comme le bois dans le seul désir de libérer ses gonades du surplus de sa matière, de la matière qui caractérise son sexe. Ce sexe qui demande l'ensèrement, la satisfaction de son sens, semble-t-il étrange, de se sentir dans l'enserrement de l'autre, de sa chair, qui dans l'extrême frustration de ce sens vous demande votre main, votre bouche, votre anus car ce qu'il sent dans votre vagin ne correspond pas à ce qu'il désire car il ne ressent pas votre désir de lui ou ne désir pas le ressentir, car cela le confondrait en vous, ce qu'il craint. Le détenteur du sexe mâle qui brûle d'un feu inextinguible et semble-t-il insasiable et qui ne fait qu'y penser, toujours la bite à la main qu'il présente à vous comme une preuve d'amour ou quelque chose d'approchant ou de semblable ou d'imitant ; le regard empli de convoitise, vous salissant sans même vous toucher ou vous adresser la parole ; ou par une parole vide ou vile. L'humain mâle pour qui toutes les femmes sont des putes à qui ont peut faire subir les pires sévices car on les a payées, confondant le service et la personne et la honte qui lui trifouille les entrailles, à cette image de lui lorqu'il reçoit après-coup son salaire mensuel. Le détenteur du sexe mâle qui vous enjôle par ses belles paroles auquelles vous prêtez le miroir du rêve de la satisfaction afin de mieux vous apprêter à subir ses étrangetés ; ou à le faire plier sous les vôtres. Le détenteur du sexe mâle devant lequel vous avez honte d'être la détentrice de votre sexe en lui montrant les lourdeurs de l'assoupissement de la vivacité de la vie présente dans la région de votre bassin où sont comme matérialisés tous vos désirs comme jetés aux oubliettes où ils restent en suspend faute d'avoir un jour connu la consummation du mouvement. Le détenteur du sexe mâle qui invente et réinvente l'argent comme acquisition accumulée d'un pouvoir vital, qu'il dépouille à d'autre relativement à sa quantité, pouvoir vital qu'il a égaré dans les airs pârfumés de l'amour avenant afin de n'en plus jamais s'en préoccuper, sinon déguisé dans les formes brillantes d'une richesse d'accumulation, lui qui doit donner et perdre à jamais ! L'humain mâle qui veut mettre son doigt partout pour solliciter en vous une excitation dont il serait le premier bénéficiare ; et c'est tant mieux si vous aussi vous en profitez car ainsi il verra son pouvoir sur votre féminité augmenter d'autant que votre lassivité.

Ma main glisse entre tes deux jambes que tu entrouves et un baiser d'amour uni notre bouche. Nous nous allongeons sur le large sofa pour nous abreuver de nos caresses réciproques : "j'ai envie de toi" résonne dans nos deux têtes, "j'ai envie de te sentir dans ce que j'ai de profond en moi pour te le donner, t'en donner un goût de satisfaction, de la satisfaction de nous mêler l'un(e) en l'autre car je t'aime et j'aime comme tu m'aimes qui me donne pleine confiance en toi et d'aller loin avec toi en ce moment précis où nous sommes tant proches l'un(e) de l'autre !".